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Programme national Qualité | Indicateurs

Au Luxembourg, les hôpitaux membres de la Fédération des Hôpitaux Luxembourgeois (FHL) s’engagent ensemble dans un programme national pour améliorer en continu la qualité des soins et la sécurité des patients. Ce programme est piloté conjointement par la FHL, les hôpitaux et la Caisse Nationale de Santé (CNS).

Ce que comprend le programme

Le programme comporte trois volets, évalués chaque année :

 

Accréditation & qualitéDémarche officielle de reconnaissance de la qualité et actions d’amélioration concrètes.
TransparenceAmélioration de la qualité et de la complétude des dossiers et documents hospitaliers.
Indicateurs de qualitéCe sont des mesures calculées de manière harmonisées dans tous les hôpitaux du pays, pour évaluer la qualité et la sécurité des soins et d’identifier les axes d’amélioration.

L’accréditation est une reconnaissance officielle, accordée par un organisme indépendant, que l’hôpital respecte des standards élevés de qualité et de sécurité.

OrganismeAccréditation Canada International
Résultat actuel★ Accrédité OR
Date d’obtentionOctobre 2025
Prochaine accréditation2028

 

Pourquoi publier ces résultats ?

Les indicateurs de qualité publiés ci-dessous ont été définis en concertation avec l’ensemble des établissements de santé, afin de constituer un socle commun national, mesurable et comparable.

Les résultats publiés ici vous donnent un aperçu de ce que les hôpitaux mesurent et suivent au quotidien pour améliorer vos soins.

Leur sélection repose sur leur intérêt clinique, leur impact pour le patient et la possibilité de mettre en œuvre des actions d’amélioration concrètes.

Deux types d’hôpitaux au Luxembourg

Les indicateurs sont présentés séparément selon le type d’établissement, car leurs missions et leurs patients sont différents :

  • Hôpitaux de soins aigus (Centre Hospitalier de Luxembourg (CHL), HRS, CHdN, CHEM) : prennent en charge des soins médicaux généraux (chirurgie, médecine, maternité…).
  • Établissements spécialisés : Centre François Baclesse (CFB) – radiothérapie, CHNP, CRCC, HIS, INCCI, Rehazenter) rééducation, psychiatrie de réhabilitation, gériatrie, radiothérapie, …

Résultats présentés

Les données ci-dessous correspondent aux résultats de l’année 2025

Évaluation de la douleur à l’admission du patient

Bien que l’évaluation et le suivi de la douleur soient essentiels dans de nombreuses pathologies médicales en raison de leur influence sur la qualité de vie du patient, la plupart des troubles psychiatriques ne sont pas directement associés à une symptomatologie douloureuse.

Toutefois, dans le cadre d’une prise en charge holistique, l’évaluation de la douleur en psychiatrie demeure pertinente, notamment pour dépister des pathologies somatiques concomitantes susceptibles de nécessiter une attention particulière.

L’évaluation de la douleur est réalisée lors de l’admission et doit être documentée dans le dossier du patient. Un délai maximal de 7 jours est laissé à l’appréciation des professionnels de santé afin de permettre cette évaluation lorsque l’état clinique du patient ne lui permet pas de répondre aux questions au moment de son admission.

«  Taux d’évaluation de la douleur dans les 7 jours suivant l’admission. »

Résultats
86%
Cible nationale
≥ 90%
( Valeur socle )
Échantillon
Tous les patients stationnaires
hospitalisés 2025

Compte tenu des spécificités de la psychiatrie de réhabilitation, il nous paraît difficile de comparer nos résultats aux moyennes observées dans les hôpitaux de soins aigus ainsi que dans d’autres établissements spécialisés ayant une mission principalement somatique. C’est pourquoi ces moyennes sont présentées à titre indicatif et doivent être interprétées avec prudence.

Moy. nationaleMoy. soins aigusMoy. spécialisés
À compléterÀ compléterÀ compléter

Note : les moyennes nationales seront complétées quand ?.peut-on ne pas les intégrer pour 2025 car ne seront jamais disponibles à temps

Plaie de pression /escarres

Une plaie de pression de stade 2 ou supérieur est une blessure de la peau causée par une pression prolongée, par exemple chez une personne alitée. Ces plaies peuvent également être favorisées par un état de santé spécifique du patient (dénutrition, pathologie avancée….)

L’apparition d’une plaie de pression pendant une hospitalisation engendre des complications (douleur, infection…) et/ou prolonger la durée d’hospitalisation. Leur apparition doit donc être surveillée ou leur progression limitée grâce à des mesures de prévention adaptées (mobilisation, nutrition, surveillance de la peau, matelas spécifiques).

Bien que l’évaluation et le suivi des plaies de pression soient essentiels dans de nombreuses prises en charge médicales en raison de leur impact sur la qualité de vie des patients, la majorité des patients accueillis dans notre unité sont mobiles et présentent donc un faible risque de développer ce type de lésions.

Toutefois, dans le cadre d’une approche holistique des soins, l’évaluation systématique du risque de plaies de pression demeure pertinente. Elle permet d’identifier précocement les patients à risque et de mettre en place les mesures préventives ou thérapeutiques appropriées si nécessaire.

Il mesure le pourcentage de patients qui développent une plaie de pression modérée ou sévère pendant leur séjour à l’hôpital.

Les plaies de pression sont classées en plusieurs stades selon leur gravité.

Cet indicateur porte spécifiquement sur les plaies de pression de stade 2 ou plus, c’est-à-dire celles où la peau est déjà lésée de manière visible et significative.

Cet indicateur permet d’évaluer l’efficacité des actions de prévention mises en place pour protéger les patients les plus vulnérables.

« Incidence des patients ayant développé une plaie de pression de stade 2 ou plus acquise durant l’hospitalisation »

Résultats
0.3%
Cible nationale
5,8%
Échantillon
Tous les patients stationnaires
hospitalisés 2025
Moy. nationaleMoy. soins aigusMoy. spécialisés
À compléterÀ compléterÀ compléter

Note : les moyennes nationales seront complétées quand ?.peut-on ne pas les intégrer pour 2025 car ne seront jamais disponibles à temps

La faible incidence observée est due en grande partie au profil clinique de nos patients, qui sont majoritairement mobiles mais elle reflète également les efforts de prévention déployés par la Rehaklinik : l’identification précoce des patients à risque à l’aide d’outils validés, la mise en place de mesures préventives adaptées, l’intervention des infirmières référentes en plaies, l’utilisation d’un suivi spécifique et la réalisation d’audits réguliers destinés à garantir la qualité des pratiques.

Incidence des chutes chez les patients hospitalisés

Tout patient hospitalisé, quel que soit son âge ou sa capacité physique, peut être exposé à un risque de chute notamment en raison de son état de santé, à la prise de certains médicaments, aux interventions ou examens pouvant temporairement l’affaiblir ou le désorienter.

Une chute peut entraîner des blessures et prolonger l’hospitalisation.

La prévention des chutes présente donc un enjeu majeur pour la sécurité des patients. Cette prévention est réalisée dans le respect de l’autonomie du patient, de ses décisions et de la promotion de la mobilisation.

Cet indicateur mesure le nombre de chutes survenues durant l’année chez les patients hospitalisés.

« Incidence des chutes chez les patients hospitalisés»

Résultats
0,89%
Cible nationale
5 %
Échantillon
Tous les patients stationnaires
hospitalisés 2025
Moy. nationaleMoy. soins aigusMoy. spécialisés
À compléterÀ compléterÀ compléter

Note : les moyennes nationales seront complétées quand ?.peut-on ne pas les intégrer pour 2025 car ne seront jamais disponibles à temps

Pour maintenir un taux de chutes faible, la Rehaklinik met l’accent sur : l’identification a priori des risques, la prévention systématique, la déclaration des chutes comme événements indésirables et l’analyse approfondie des incidents afin d’en comprendre les causes et de déployer des actions correctrices.

Dépistage de la dénutrition

La dénutrition correspond à un manque d’apports nutritionnels suffisants pour répondre aux besoins du corps.

En médecine somatique, le dépistage et le suivi de la dénutrition revêtent une importance majeure. La dénutrition peut toucher de nombreux patients, quel que soit leur âge ou leur état de santé initial. En l’absence d’un dépistage précoce, l’état nutritionnel peut se détériorer rapidement, avec des conséquences significatives sur la récupération, la cicatrisation et la durée du séjour hospitalier. C’est pourquoi une évaluation du risque de dénutrition est recommandée dès l’admission.

Dans le contexte de la psychiatrie de réhabilitation, l’obésité et les troubles métaboliques constituent généralement des problématiques plus fréquentes. Toutefois, certains patients peuvent également présenter un risque de dénutrition, notamment en lien avec leur pathologie psychiatrique, une perte d’autonomie ou des difficultés d’alimentation. Pour cette raison, l’évaluation systématique de l’état nutritionnel demeure un élément important de la prise en charge globale et permet d’identifier précocement les situations nécessitant une intervention adaptée.

L’évaluation de la dénutrition est réalisée lors de l’admission du patient. Un délai maximal de 7 jours est laissé à l’appréciation des professionnels de santé afin de permettre cette évaluation lorsque l’état clinique du patient ne lui permet pas de répondre aux questions au moment de son admission.

« Taux de dépistage du risque de dénutrition dans les 7j suivant l’admission »

Résultats
58,5 %
Cible nationale
80%
Échantillon
Tous les patients stationnaires
hospitalisés 2025
Moy. nationaleMoy. soins aigusMoy. spécialisés
À compléterÀ compléterÀ compléter

Note : les moyennes nationales seront complétées quand ?.peut-on ne pas les intégrer pour 2025 car ne seront jamais disponibles à temps

Dans notre établissement de psychiatrie de réhabilitation, le suivi nutritionnel repose sur la surveillance systématique du poids et des évaluations diététiques dès l’admission. L’outil standardisé MNA a été progressivement intégré conformément aux recommandations de la CNS.

En 2025, il a été utilisé chez 58,5 % des patients admis, sans atteindre l’objectif national. L’analyse de ce résultat réalisée par le service diététique en collaboration avec les équipes soignantes met en évidence certaines limites d’adaptation de cet outil au contexte spécifique de la psychiatrie. En pratique, lorsqu’une obésité manifeste est constatée à l’admission, l’évaluation du risque de dénutrition n’est pas systématiquement réalisée ou documentée, les professionnels considérant souvent ce risque comme faible.

Une réflexion a été menée en 2026 afin d’identifier des outils plus adaptés à notre patientèle, notamment la population juvénile, avec une mise en œuvre prévue à partir de janvier 2027.

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